DEPANCEL x JÜRGEN CLAUSS PROJECT

L'interview

Vivre ses rêves à fond, sans avoir de regrets. C’est la philosophie qui anime Jürgen Clauss, un collectionneur passionné qui restaure minutieusement des berlinettes françaises dans son garage du sud de l’Allemagne.

Inspirée par son histoire, en 2020, l'équipe Depancel a contacté Jürgen pour lui proposer de co-créer une montre qui incarnerait sa passion des courses auto et des belles mécaniques.

Le résultat ? Une collaboration passionnante, et une montre pensée pour ceux qui osent sortir des sentiers battus, bientôt disponible en seulement 300 exemplaires.

Depancel : Salut Jürgen, on est ravis d'être avec toi aujourd'hui, à quelques jours de la sortie du projet Depancel x Jürgen Clauss ! Peux-tu te présenter à la communauté ?

Jürgen : Bonjour à tous ! Je m'appelle Jürgen Clauss, j'habite dans le sud-ouest de l'Allemagne, près de Stuttgart. Je dirige une petite entreprise qui fabrique des composants de micromécanique pour l'industrie automobile. Ma passion, c'est la restauration de berlinettes françaises.

La première fois que j'en ai vu une, je devais avoir 15 ans. À cette époque, je me destinais à une carrière de cycliste et au fur et à mesure de mes sorties à vélo, j'ai commencé à croiser régulièrement ces incroyables voitures de sport bleues... J'étais fasciné par elles, et j'ai commencé à me dire que j'étais né pour en posséder une un jour !

Depancel : Et ta première berlinette ?

Jürgen : J'ai acheté ma première berlinette en 1985, c'était une 1 300 VC. Je ne connaissais rien à cette voiture, et d'ailleurs, je ne connaissais rien à l'automobile en général. J'ai appris les compétences techniques nécessaires directement en restaurant ma voiture. Une fois restaurée, je l'ai gardée pendant plus de 20 ans. J'ai ensuite fondé mon entreprise et ma famille, et j'avais moins de temps à consacrer à cette passion. J'ai vendu la voiture en 2000.  

Peu de temps après, je me suis rendu compte que quelque chose manquait dans ma vie. J'ai rencontré par hasard un collectionneur suisse, lui aussi passionné par ces bolides bleus... et le virus est revenu ! J'ai commencé à chercher des versions 1 300 et 1 600 S rares. C'est à ce moment-là que je me suis vraiment lancé dans la restauration. Mon objectif : restaurer les voitures dans l'état exact où elles étaient lorsqu'elles sont sorties de l'usine, avec uniquement des pièces d'origine, jusque dans les moindres détails.

Bien sûr, j'aime les voitures en général - j'ai aussi une Porsche - mais mon cœur bat pour ces françaises. C'est vraiment une histoire d'amour, et parfois de haine aussi ! Mais c'est ce qui rend mon activité encore plus spéciale, ce n'est pas toujours simple de garder ces bolides en état de fonctionnement et il faut profiter de chaque instant au volant !

Depancel : Parles-nous un peu plus en détail du processus de restauration, comment ça se passe concrètement ?

Restaurer une berlinette représente un vrai challenge ! Il y a très peu de livres qui traitent du sujet et énormément de détails à connaître pour réussir une bonne restauration : pas d'autre choix que de tout apprendre soi-même, en regardant des photos d'époque et en se rapprochant de passionnés qui ont déjà de l'expérience en la matière.

C'est comme ça que j'ai amélioré mes connaissances au fil des ans, en me focalisant toujours sur cette idée de retrouver la voiture telle qu'elle était à sa sortie d'usine. Voir à quel point elles étaient modifiées et customisées m'a toujours dérangé, elles sont tellement belles d'origine, il n'y a pour moi aucune raison de les retravailler... Et je pense que c'est aussi l'avis de tous les passionnés de classiques !

Depancel : Tu as fondé AlpineLAB, quel était ton objectif avec ce site ?

J'ai fondé AlpineLab pour partager ma passion et tous ces petits détails qui font la beauté des berlinettes, particulièrement sur les versions de course. Ce n'est pas un site commercial mais juste une communauté, qui me permet d'échanger avec d'autres personnes qui aiment ces françaises mythiques.

Depancel : Qu'est-ce que t'inspire l'horlogerie?

J'aime beaucoup l'horlogerie car c'est un univers qui demande beaucoup de patience et de précision, deux ingrédients indispensables dans mon job d'usinage de pièces métalliques et dans mon activité de restauration. En horlogerie, tout est dans le détail, et c'est ce que j'aime aussi dans l'automobile.

La première montre que je me suis offerte il y a 25 ans était une Porsche Design Eterna, une montre qui incarnait parfaitement le lien entre horlogerie et automobile et que j'ai d'ailleurs toujours aujourd'hui !

Depancel : Comment est née la collaboration avec Depancel ?

Un matin, j'ai reçu un email de Clément, le fondateur de Depancel, qui me proposait de collaborer avec lui sur la création d'une montre en édition limitée. J'ai été très surpris mais surtout super motivé, d'autant plus que j'aime beaucoup les montres qui ont un lien fort avec l'univers de l'automobile.

Pour moi, le plus important était clairement le design, j'aime les beaux objets ! Pour créer cette édition limitée, on a travaillé sur l'intégration d'éléments et de détails qui faisait écho à mes voitures : la couleur bleue du cadran, la boîte en PVD noir, les bandes blanches au look très sportif du compteur des mois, qui rappellent la peinture de la célèbre Tour de Corse.

J'ai validé le design final avec l'équipe, et je suis vraiment fan du résultat !